Technologies liées aux cones beams : Ergonomie

Ergonomie du logiciel  : toujours par souci de transparence, nous pensons que tous les logiciels ont leurs avantages et inconvénients, mais il serait difficile pour nous de ne pas reconnaître l’excellente ergonomie et facilité d’utilisation du logiciel Sirona/Sicat qui s’apparente au produit de la pomme … pour son côté très intuitif permettant une prise en main rapide même pour les plus hermétiques à l’informatique. Une demi-journée suffit largement pour une prise en main du logiciel. Les automatismes des calques et planches se font oublier très rapidement pour un confort et une précision remarquable, à tel point qu’il est impossible ensuite d’envisager de revenir en arrière.

Précision des planification en 3-D «vrai»  : même si nous avons gagnés beaucoup en précision en implantologie grâce aux coupes scanner et les calques que l’on superpose, par rapport à des clichés radiologiques classiques (panoramique ou rétro-alvéolaire) aujourd’hui nous constatons la même progression à l’égard des planches scanner quand on utilise les cones beam qui permettent d’avoir une véritable interprétation virtuelle du positionnement de chaque implants entre eux et par rapport à un volume osseux donné. Nos planifications deviennent beaucoup plus précises, ce qui permet ensuite d’optimiser les séquences de chirurgie sans avoir à gérer des imprévus per-opératoires. A la différence de planches scanner qui restent planes donc en 2-D, cette virtualisation des implants en 3-D nous permet de visualiser parfaitement le contexte osseux tout autour des implants ainsi que les rapports inter-implants ou même implant-racine dentaire. Nous avons remarqué que cette approche 3-D «vrai» nous permet «d’intellectualiser»,  la position des implants dans le volume osseux, ce qui permet d’être beaucoup plus précis lors de la chirurgie.
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Ergonomie de travail  : ( peut-être écologique aussi…) même si les planches transparentes de scanner ont été remplacées par des planches papier, nous avons énormément amélioré l’ergonomie de travail en éliminant toute ces études de calques et d’annotations sur post-it ou autre support papier permettant de conserver les emplacements, largeurs et longueurs choisis des implants à poser. Grâce au logiciel Galiléos, nos protocoles sont très simples. Pour une consultation d’implantologie, nous réalisons systématiquement un cone beam. L’examen clinique est alors réalisé en corrélation avec ce support radiologique 3-D instantané. Dans la même séance nous recueillons des informations plus personnelles sur les souhaits et contraintes de nos patients ainsi qu’un bilan général de santé. Ainsi notre «routine» s’achève toujours de la même façon, après avoir raccompagné notre patient, nous profitons de cette connaissance approfondis de la situation dentaire de nos patients pour établir «à chaud» le plan de traitement de celui-ci. En quelques minutes nous réalisons une exploration précise et rapide de la bouche de notre patient et nous adaptons aussi simplement la planification virtuelle des futurs implants. Cette planification ainsi que toute les annotations qui serviront à la chirurgie (diamètre et longueur de chaque implant, apport de bio-matériaux, zone d’ostéotomie, ou tout autres recommandations) sont automatiquement sauvegardés dans le fichier patient. Quelque soit le délai de réflexion du patient, une fois qu’il valide notre plan de traitement, d’un simple clic de souris toute la «cartographie» du patient apparaît sur notre écran pour nous permettre de réaliser une chirurgie au plus près de toutes les données collectées antérieurement. (photo 14)

 

Confort de travail  : de la même manière que pour une panoramique, nous constatons alors une fois l’appareil 3-D installé dans nos murs, le confort qu’il apporte dans l’organisation du travail, la sérénité d’un bon diagnostique, et l’absence de gestion des retours de scanners extérieurs. Cet agrément est vite perçu par le patient qui se trouve plus rapidement en confiance.

Dr Luc Manhès
Chirurgien-Dentiste, extrait de la Lettre de la Stomatologie N° 53 – Mars 2012